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Lettre de relance

Deuxième lettre de relance : ton plus ferme avant la mise en demeure

La deuxième relance est le dernier appel amiable avant l'escalade juridique. Adoptez un ton ferme et professionnel tout en laissant une porte de sortie au client.

LDPar Laurent Duplat5 min de lecture
Deuxième lettre de relance : ton plus ferme avant la mise en demeure

La deuxième relance : le ton se durcit

La deuxième relance intervient après que la première soit restée sans effet (en général 15 à 30 jours après l'échéance). À ce stade, vous devez signaler clairement que l'escalade vers une procédure formelle est imminente si le paiement n'intervient pas rapidement.

Positionnement de la deuxième relance

RelanceTonModeDélai type
1reCordial, rappelEmail/courrierJ+10
2eFerme, délai impartiEmail + appel telJ+25
Mise en demeureFormel, juridiqueLRARJ+40

Modèle email — deuxième relance

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Objet : 2e rappel — Facture n°[XXXX] — Paiement attendu sous 5 jours

Bonjour [Prénom Nom],

Je reviens vers vous concernant notre facture n°[XXXX] du [date], d'un montant de [montant] €, dont le paiement était attendu le [date d'échéance].

Malgré notre premier rappel du [date], nous n'avons toujours pas reçu le règlement ni de réponse de votre part à ce sujet. Le retard s'élève désormais à [nombre] jours.

Nous vous demandons de bien vouloir régulariser cette situation dans un délai de 5 jours ouvrables à compter de ce message.

Sans réponse ni paiement de votre part avant le [date limite], nous serons contraints d'engager une procédure de recouvrement, ce que nous souhaitons éviter dans l'intérêt de notre relation commerciale.

Si vous rencontrez des difficultés de trésorerie, contactez-nous avant cette date pour trouver ensemble une solution (étalement du paiement, virement partiel...).

Cordialement, [Votre Nom] [Société] — [Téléphone direct]

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Modèle courrier — deuxième relance (format recommandé simple)

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[Votre Nom / Société] [Adresse]

[Nom Client / Société] [Adresse]

[Lieu], le [date]

Objet : Relance n°2 — Paiement facture n°[XXXX] — Action requise sous 8 jours

Madame, Monsieur,

Nous nous permettons de revenir vers vous au sujet de notre facture n°[XXXX] du [date], d'un montant de [montant] €, demeurée impayée à ce jour malgré notre premier rappel du [date de la 1re relance].

Le retard de paiement s'établit désormais à [N] jours.

Nous vous demandons instamment de procéder au règlement de cette somme dans un délai maximum de 8 jours à compter de la réception du présent courrier.

À défaut de règlement ou de contact de votre part avant le [date limite], nous nous verrons contraints d'adresser une mise en demeure formelle par lettre recommandée avec accusé de réception, première étape d'une procédure judiciaire de recouvrement.

Nous restons naturellement ouverts à toute discussion si des difficultés temporaires expliquent ce retard.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

[Signature]

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Différences clés entre la 1re et la 2e relance

Aspect1re relance2e relance
TonCordialFerme
HypothèseOubli possibleRetard volontaire probable
Délai donnéOuvertDate précise
ConséquencesPas mentionnéesProcédure évoquée
LRARNonOptionnel (conseillé)

Appel téléphonique complémentaire

Après la 2e relance écrite, un appel téléphonique direct renforce considérablement l'efficacité. Objectif : obtenir une date de paiement précise ou comprendre la situation.

Script d'appel :

  • "Bonjour [Prénom], je vous appelle au sujet de notre facture n°[X] de [montant €] qui est en retard de [N] jours."
  • "J'ai envoyé deux relances sans réponse. Pouvez-vous m'indiquer quand vous allez régler ?"
  • Si difficultés : "Nous pouvons étudier un étalement. Quelle date vous conviendrait pour un premier versement ?"
  • Si aucune réponse satisfaisante : "Je vais donc vous adresser une mise en demeure formelle dans les prochains jours."
LD
À propos de l'auteur
Laurent Duplat

Directeur de la publication. Cet article est relu à partir du Code civil, du Code de commerce et du Code de procédure civile français. Le contenu a une valeur informative et ne se substitue pas à un conseil juridique personnalisé.

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